Vivre bien, c’est survivre, atteindre les buts de Dieu et s’épanouir.
En d'autres termes, la poursuite de cette course suffit, et nulle autre autorité spirituelle ou mondaine ne peut réclamer notre attention ni notre allégeance. Éprouver de la culpabilité parce qu’on n’a pas suffisamment réussi en tant qu'être matériel, c’est reconnaître une autre autorité ; c’est l’idolâtrie.
On nous dit aussi que nous serions propulsés dans une quatrième dimension, dimension immanente de la dimension matérielle et, en même temps, dimension au-delà de celle-ci. Sans restriction temporelle, elle est une maison perpétuelle, un havre accueillant, un abri quotidien, une réalité supérieure et transcendante qui s’articule avec le matériel comme le grand soleil s’articule avec la grotte ténébreuse de Platon.
On vit dans l’espace matériel, apparemment exilé du royaume de Dieu, souvent inconscient du fait que ce royaume infuse et imprègne l’espace matériel ; il suffit de demander à Dieu de s’éveiller à cette vérité transcendantale, vérité qui simultanément soutient et perfuse cet espace comme substrat, comme essence et comme force vivifiante.
On prend au sérieux le matériel, mais avec une légèreté fulgurante, en reconnaissant l'hyper-tangibilité du spirituel.