Tout ce que l’on expérimente peut être qualifié soit de perfection attendue, soit de perfection construite.
La perfection attendue est une perfection de circonstances, pressentie et voulue.
La perfection construite, quant à elle, se présente comme une situation inattendue et non voulue, mais se transforme en une perfection dite construite par le biais de l’assimilation à la volonté divine. Dès que l’on reclasse toute circonstance comme une manifestation de la volonté divine, l’erreur se déplace : elle ne réside plus dans les circonstances — qu’on ne peut plus blâmer d’avoir échoué à convenir à ma volonté à moi — mais dans mon propre pressentiment et ma propre volonté, que j’accuse d’avoir failli à se conformer à la volonté divine. C’est de cette façon que l’on parvient à une perfection construite, laquelle est tout-à-fait équivalente à une perfection attendue.
Dès que l’on a classé toute expérience comme attendue ou construite, la distinction entre ces deux états disparaît : il ne reste plus que la perfection seule.